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Khouribga – la république marocaine démocratique progressiste populaire socialiste révolutionnaire indépendante unifiée

Mohammed Mohamed Fakkak
2015 / 4 / 11

.
la monarchie alaouite du protectorat sappuyant sur des notables trahissants et qui refusent toute modernisation, socialisation des moyens démocratisation, modernation

Le 11.04.2015.
« La révolution du 20 février et le droit de la nation marocaine à disposer d’elle –même »
Le petit fils du grand leader, du plus hardi de la révolution internationale Mohammed ibn Abdel Karim el khattabi.
Ibn Zahraa, Zahra Mohammed Mohamed Fakkak.
Pourquoi le pouvoir politique monarchique du protectorat colonialiste, réactionnaire, fasciste, raciste anti- nationaliste, anti- démocratique, anti- populaire, demeurait intact, et n’a pas été ruiné, effacé par les différentes révolutions ?ce pouvoir n’a pas de légitimité, mais il s’appuie sur les notables du passé, les réactionnaires, sur l’opportunisme, l’hypocorticisme et le social- chauvinisme pour s’émanciper du mouvement national, moderne, démocrate, révolutionnaire. »cette solidarité de la monarchie du protectorat, avec des trahissants, des rabbins terroristes obscurantistes fascistes racistes, des opportunistes, des chiens de gade des nouveaux défenseurs du trône a rendu toute modernisation, démocratisation impossible.ces forces du passé ne se souciaient point de l’application de la démocratie, de la modernité, de la liberté, de l’égalité de la fraternité, de l’humanité. Le fascisme royaliste était un tel phénomène que les leaders classiques, d’une mentalité nationaliste,étroitiste et métaphysique du mouvement national marocain avaient ignoré, et dont les progressistes, les révolutionnaires intelligents et honnêtes n’avaient aperçu que les premières lueurs.
L’intérêt que l’ancien mouvement non- démocratique, du genre d’Allal el fassi et son parti réformiste, ne porte pas, des réponses, des solutions aux problèmes politiques, économiques, sociaux, culturelles.ces lites privilégiés, ces notables défaillants ne se sait partie intégrante de la lutte radicale de libération politique ,économiques, sociale et culturelle en général -;-de l’autre , ils n’avaient pas conscience du fait que la réalisation des objectifs fondamentaux de l’indépendance est indissociablement liée à la réalisation des objectifs de la démocratie sociale, égalitaire. Ces notables traditionnels avaient servi à abattre le mouvement progressiste, révolutionnaire marxiste –léniniste qui voudrait réaliser leur programme » qu’il s’agisse de l’enseignement, des structures agraires ou de la socialisation des moyens de production, la nationalisation des moyens de production sociaux, de ou de l’industrialisation et à consolider les structures de la monarchie du protectorat impérialiste -sioniste, l’expansion de la bureaucratie, l’indépendance formelle.
Il faut partir de la dialectique matérialiste, pour être à même de procéder à l’analyse marxiste – léniniste des contradictions de la monarchie du protectorat impérialiste – sioniste, mettre en évidence la nature substantielle de ce régime étranger, stade suprême du néo- colonialisme, semi- féodalisme, sa stratégie et sa tactique, et toutes ses contradictions qui s’aggravent à l’extrême et ou murit la crise révolutionnaire.
« Le mouvement prolétaire et populaire fut armé d’une nouvelle théorie de la révolution socialiste, d’une approche créatrice de la philosophie marxiste – léniniste, philosophie inséparable de la vie, de la lutte menée par la classe prolétaire et de la politique du parti révolutionnaire.
Il faut critiquer les adeptes, les conceptions, les idées, les programmes idéalistes, les leaders irrationnels, des politicards non doués, non digne de pensée critique, de -dir-iger des partis politiques.
Le roi, les partis politiques traditionnels, et ses esclaves, ses moines, ses serfs, ne sont pas les véritables et authentiques artisans de l’histoire du Maroc.ils sont incapables, impuissants, impropres, faibles, étroits .combien ils sont en retard sur les masses prolétaires, populaires et laborieuses !voilà l’étroitesse historique de leurs conceptions et leurs tentatives de concilier l’explication scientifique de la nature, de la conception matérialiste, dialectique de l’histoire avec la conception idéaliste, métaphysique, religieuse., avec la dialectique comme science des lois les plus générales du développement et de la connaissance du monde objectif. Voilà pourquoi « les partis réformistes avaient fait faillite et avaient péri.ils avaient disparu comme organisations démocratiques sociales parce qu’ils avaient négligé de maintenir vivantes et de développer les virtualités inhérentes à toute théorie scientifiques ».
« Je ne regrette pas d’avoir milité comme un simple militant populaire, mais véridique, pendant de longues années. Je n’ai pas tiré mes connaissances sociologiques scientifiques progressistes, révolutionnaires de livres mais essentiellement de la participation aux luttes prolétaires, populaires, humaines pour une, vie, une existence digne, et libre »comme déjà écrit le psychologue allemand Reich dans son livre » la psychologie de masse du faschisme.introduction française établie par pierre kamntzer.


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TRAITÉ-;- THÉ-;-OLOGICO-POLITIQUE
CONTENANT
PLUSIEURS DISSERTATIONS
où l on fait voir
QUE LA LIBERTÉ-;- DE PHILOSOPHER

NON SEULEMENT EST COMPATIBLE AVEC LE MAINTIEN DE LA PIÉ-;-TÉ-;-
ET LA PAIX DE L É-;-TAT
MAIS MÊ-;-ME QU ON NE PEUT LA DÉ-;-TRUIRE
SANS DÉ-;-TRUIRE EN MÊ-;-ME TEMPS ET LA PAIX DE L É-;-TAT
ET LA PIÉ-;-TÉ-;- ELLE-MÊ-;-ME

_____________
"Nous connaissons par là que nous demeurons en Dieu et que Dieu demeure en nous, parce qu il nous a fait participer de son esprit."
(JEAN, É-;-pitre I, ch. iv, v. 13)

Préface
Chapitre I : De la prophétie.
Chapitre II : Des prophètes.
Chapitre III : De la vocation des Hébreux, et si le don de prophétie leur a été propre.
Chapitre IV : De la loi divine.
Chapitre V : Du véritable objet de l institution des cérémonies religieuses. - De la croyance aux récits historiques -;- sous quel rapport elle est nécessaire et à quelle sorte de personnes.
Chapitre VI : Des miracles.
Chapitre VII : De l interprétation de l Ecriture.
Chapitre VIII : On fait voir que le pentateuque et les livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois ne sont point authentiques. - On examine s ils sont l ouvrage de plusieurs ou d un seul, et quel est cet unique écrivain.
Chapitre IX : On fait quelques autres recherches touchant les mêmes livres, pour savoir notamment si Hezras y a mis la dernière main, et si les notes marginales qu on trouve sur les manuscrits hébreux étaient des leçons différentes.
Chapitre X : On examine les autres livres de l ancien testament comme on a fait précédemment les douze premiers.
Chapitre XI : On recherche si les apôtres ont écrit leurs épîtres à titre d apôtres et de prophètes, ou à titre de docteurs. - On cherche ensuite quelle a été la fonction des apôtres.
Chapitre XII : Du véritable original de la loi divine, et pour quelle raison l Ecriture est appelée Sainte et Parole de Dieu. - On prouve ensuite qu en tant qu elle contient la Parole de Dieu, elle est parvenue sans corruption jusqu à nous.
Chapitre XIII : On montre que l Ecriture n enseigne que de choses fort simples, qu elle n exige que l obéissance, et qu elle n enseigne sur la nature divine que ce que les hommes peuvent imiter en réglant leur vie suivant une certaine foi.
Chapitre XIV : On explique la nature de la foi, ce que c est qu être fidèle et quel sont les fondements de la foi -;- puis on sépare la foi de la philosophie.
Chapitre XV : Que la théologie n est point la servante de la raison, ni la raison celle de la théologie. - Pourquoi nous sommes persuadé de l autorité de la Sainte Ecriture.
Chapitre XVI : Du fondement de l Etat -;- du droit naturel et civil de chacun, et du droit du souverain.
Chapitre XVII : Qu il n est point nécessaire, ni même possible, que personne cède abolument tous ses droit au souverain. - De la République des Hébreux -;- ce qu elle fut du vivant de Moïse -;- ce qu elle fut après sa mort, avant l élection des roi -;- de son excellence -;- enfin des causes qui ont pu amener la ruine de cette République divine, et la livrer durant son existence à de perpétuelles séditions.
Chapitre XVIII : Quelques principes politiques déduit de l examen de la République des Hébreux et de leur histoire.
Chapitre XIX : On établit que le droit de régler les choses sacrées appartient au souverain, et que le culte extérieur de la religion, pour être vraiment conforme à la volonté de Dieu, doit s accorder avec la paix de l Etat.
Chapitre XX : On établit que dans un Etat libre chacun a le droit de penser ce qu il veut et de -dir-e ce qu il pense.
Notes Marginales de Spinoza

Texte de Spinoza traduit par E. Saisset, Ed. 1842




Principes de la philosophie du droit
Les Principes de la philosophie du droit (en allemand, Grundlinien der Philosophie des Rechts) sont un manuel de philosophie publié par Georg Wilhelm Friedrich Hegel en 1820 à l usage de ses étudiants à l université de Berlin.
Ce livre a eu ensuite une influence mondiale considérable non seulement pour la philosophie, mais pour toute la théorie politique et sociale au XIXe comme au XXesiècle, qu il s agisse du marxisme, du socialisme, du libéralisme ou du fascisme.
Sommaire
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• 1 Genèse
• 2 Objet
• 3 Préface
• 4 Le droit abstrait
• 5 La moralité (die Moralitä-;-t)
• 6 La vie éthique (die Sittlichkeit)
o 6.1 La famille
o 6.2 La société civile
o 6.3 L É-;-tat
-;- 6.3.1 Le droit public interne
-;- 6.3.1.1 Le prince
-;- 6.3.1.2 Le pouvoir gouvernemental
-;- 6.3.1.3 Le parlement
-;- 6.3.2 Les relations internationales
-;- 6.3.3 L histoire
• 7 Citations
• 8 Notes et références
• 9 Voir aussi
o 9.1 Articles connexes
o 9.2 Bibliographie
-;- 9.2.1 Traductions
-;- 9.2.2 Commentaires
Genèse[modifier | modifier le code]
Les Principes de la philosophie du droit ont paru en 1821 à la Librairie Nicolai à Berlin avec pour sous-titre: Droit naturel et science de l É-;-tat en abrégé (all.Naturrecht und Staatswissenschaft im Grundrisse). L ouvrage a été soumis à la censure royale en 1820.
Il s agit d un manuel de cours divisé en paragraphes que Hegel commentait lors des cours qu il consacrait à la philosophie du droit mais il explique également dans la Préface qu il entend toucher par son livre un plus large public.
La philosophie du droit développe une partie du système de la philosophie publié précédemment sous le titre Encyclopédie des sciences philosophiques(Heidelberg, 1817). Elle correspond à la théorie de l esprit objectif.
On peut considérer cette partie comme la philosophie pratique de Hegel qui comprend aussi bien une théorie juridique, politique et sociale qu une éthique.
Les cours sur la philosophie de l histoire sont à leur tour un développement du dernier chapitre des Principes de la philosophie du droit.
Objet[modifier | modifier le code]
Les Principes de la philosophie du droit présentent la genèse de l’esprit objectif. L’esprit désigne le sujet (comme individu, comme É-;-tat, comme peuple, comme figure d’une œuvre d’art, comme Dieu vénéré dans une religion, etc.) qui se réalise en intégrant l’objet multiple qui lui fait face. Par exemple, un propriétaire est un esprit dans la mesure où il se constitue comme tel en faisant sien le terrain, par hypothèse constitué de partes extra partes dont il prend possession. L’esprit estsubjectif en tant qu’individu qui ne se rapporte qu’à lui-même (par exemple à son corps, à son expérience propre, à ses représentations…). Il est absolu quand il se manifeste publiquement en tant que sujet gouvernant souverainement son monde (ce qui a lieu par exemple dans les représentations artistiques et religieuses). Il est objectif, enfin, quand il tend à se réaliser dans le monde en lui imposant des normes publiquement reconnues.
Pour Hegel, l’esprit tend vers la liberté, c’est-à--dir-e la complétude, laquelle se réalise quand il est « chez soi » en tout objet. Les Principes de la philosophie du droitprésentent l’effort de l’esprit pour s’incarner adéquatement dans le monde. Toutefois, au niveau de l’esprit objectif, il y a une scission indépassable entre le sujet et l’objet. Pour cette raison, l’esprit ne s’incarne que sur le mode du « devoir-être », c’est-à--dir-e de normes pouvant être transgressées et de prérogatives pouvant être contestées1.

Préface[modifier | modifier le code]
La préface défend le caractère spéculatif de la philosophie. La philosophie, dit Hegel, ne repose pas sur le « cœur » et l’« enthousiasme » (pensée immédiate, traduction Kervégan p. 96), ni sur le formalisme de la « définition », de la « classification » et du « syllogisme » (pensée réflexive, p. 92), mais elle considère le développement vivant et autonome de son objet. Il s’agit d’étudier « la différenciation déterminée des sphères de la vie publique », et comment l’organisation d’ensemble « fait naître la force du tout de l’harmonie de ses maillons » (p. 97).
On trouve dans la préface la formule selon laquelle « ce qui est rationnel est effectif -;- et ce qui est effectif est rationnel » (p. 104). Pour certains, cet énoncé exprime l’adhésion de Hegel au réel tel qu’il est, et notamment son allégeance au pouvoir prussien de l’époque2. En réalité, le contexte montre que Hegel, ici, tend à exclure du discours philosophique ce qui relèverait de l’injonction ou du vœu pieux. Pour lui, la philosophie ne doit pas être normative, elle doit se contenter de « penser ce qui est »3.
Si l’on étudie le concept d’effectivité tel qu’il est présenté dans la Science de la logique, on constate, plus précisément, que l’effectivité désigne le réel en tant qu’il est régi par une règle immanente (ce qui le distingue de cette frange du réel que Hegel nomme le « phénomène ») et qu’un principe n’est rationnel que si, plutôt que de rester abstraitement « pur », il s’inscrit dans le réel. Par la formule sur l’identité du rationnel et de l’effectif, Hegel signifie donc que la philosophie du droit n’a pour tâche ni d’étudier les principes du droit seulement tels qu’ils devraient être, ni le détail infini des réalités juridiques, mais l’incarnation des principes juridiques généraux dans le réel.
Le droit abstrait[modifier | modifier le code]
Le droit abstrait porte sur l’appropriation des choses par l’homme – et cela dans son aspect à la fois factuel et légal. Pour Hegel, à l’époque post-antique, tout homme a le droit d’être propriétaire. Par la propriété, la volonté trouve à s’incarner dans le monde extérieur et ainsi se rend libre3. La propriété n’est donc pas un moyen pour satisfaire un besoin mais une fin en soi (§ 45).
Le droit de propriété, pour Hegel, n’est pas dépendant de la qualité morale des individus ni du contexte socio-politique. En effet, il ne repose que sur la relation de l’homme et du bien appropriable – l’homme, pourvu d’une volonté, ayant par principe un droit « infini » sur la chose en tant qu’elle est sans volonté (§ 44).
Le droit de propriété ne répond pas à la question de savoir ce qu’un individu déterminé doit posséder, il se borne à établir quelle forme prend la propriété valide (§ 37 et 38). C’est à ce titre qu’il est abstrait.
1. Dans un premier moment (« la propriété »), le droit du mien et du tien exprime le rapport que l’individu entretient avec une chose qui, par hypothèse, n’appartient encore à personne. Hegel évoque, entre autres, l’appropriation par la « saisie corporelle », la « mise en forme », et le « marquage » (§ 55-58).
2. Dans un deuxième moment (« le contrat »), la propriété procède du rapport intersubjectif des propriétaires qui contractent les uns avec les autres. Par le contrat, la propriété acquiert une existence dont la durée prolongée est garantie. C’est le processus où la volonté, originairement subjective, personnelle et arbitraire, devient une volonté objective d’ordre général, autrement dit une institution sociale4.
3. Dans un troisième moment (« crime et châtiment »), la propriété repose sur la contrainte juridictionnelle qui, à l’encontre d’une injustice commise, rétablit le bon droit (§ 93). La validité de la propriété ne repose plus ni sur le seul agir individuel, ni sur la série itérative des contrats individuels, mais sur le droit pénal commun à l’ensemble de la collectivité considérée.
Il est à noter que Hegel dénie toute fonction préventive, éducative ou curative de la peine. Dans le cadre (immédiat, donc rudimentaire) du droit abstrait, il s’agit seulement d’une vengeance destinée à restaurer le bon droit5.
La moralité (die Moralitä-;-t)[modifier | modifier le code]
L’agir considéré dans le moment de la « moralité » vise l’accomplissement de buts particuliers. La section examine plus précisément les droits et les devoirs du sujet agissant tels qu’ils sont publiquement reconnus à l’époque post-antique. Pour Hegel le sujet a, alors, le droit de tirer de lui-même la maxime de son action. Il a également le droit ne se voir reprocher, parmi les effets de son action, que ce qu’il a effectivement voulu (§ 107).
La maxime de l’action de type moral (qui peut être bonne ou mauvaise) ne procède d’aucune institution6. Pour cette raison, sa validité est toujours discutable : en fonction des circonstances, l’action peut avoir des effets malheureux ou être critiquable sous tel ou tel point de vue. L’action de type moral n’est pas une chimère, mais elle ne peut échapper à la contradiction et à l’insatisfaction (§ 108)7.
On trouve dans cette section une discussion célèbre de la morale kantienne. Pour Hegel, dans la sphère de la moralité, aucune maxime n’est authentiquement universelle. En effet, dans la mesure où la maxime procède du seul sujet particulier, elle repose inévitablement sur des choix arbitraires (Remarque du § 135).
La vie éthique (die Sittlichkeit)[modifier | modifier le code]
La vie éthique désigne la sphère des organisations intersubjectives unifiées par une règle commune. Dans ces ensembles, les individus ont un comportement universel. « Universel », ici, n’est pas à entendre au sens où leur agir serait valable toujours et partout, mais au sens où, dans l’institution considérée, il assure le bien commun. Par exemple, l’individu agit en tant que membre de telle ou telle famille, de telle ou telle corporation, de tel ou tel peuple... Pour Hegel, être libre, c’est être « chez soi » dans son autre. Puisque l’institution unifie ses membres, elle est essentiellement libre et libérante (§ 149).
La famille[modifier | modifier le code]
La famille est la sphère des liens seulement « naturels ». Elle est certes une institution, mais une institution qui repose sur le sentiment (§ 158). Pour cette raison, il y a une multiplicité de familles, dont chacune n’a qu’une durée réduite (§ 177-178).
La société civile[modifier | modifier le code]
La société civile est un moment de multiplicité. L’homme s’y rapporte à autrui non pas sur le mode de l’amour familial ni sur celui de la coappartenance à un même É-;-tat, mais sur le mode de la concurrence et de la défense de ses intérêts égoïstes (§ 187). Hegel insiste sur les inégalités et les contradictions qu’implique la société civile, où l’on constate à la fois des phénomènes d’excès de fortune et la formation d’une « populace » misérable8.
Mais la société n’est pas pour autant un état de nature, car en elle règne le droit. La société civile assure la production organisée et l’échange des biens, mais aussi la formation sociale des besoins. Par ailleurs, elle édicte et met en œuvre des lois. Enfin, elle s’organise en institutions à buts particuliers : les corporations et la police (la notion de « Polizei », dans le vocabulaire administratif classique allemand, désignant l’administration chargée non seulement du maintien de l’ordre, mais aussi de la régulation de la vie économique et sociale).
L É-;-tat[modifier | modifier le code]
L’É-;-tat représente l’achèvement de la vie éthique. Il ne repose ni sur le sentiment de l’amour (comme la famille), ni sur les intérêts égoïstes (comme la société civile) mais sur le patriotisme . Ses membres sont véritablement différents les uns des autres (comme dans la société civile), mais il les unifie (comme dans la famille). Le principe d’unification est alors la volonté délibérée d’obéir à la loi commune (Remarque du § 258).
Cependant, l’É-;-tat moderne ne se borne pas à conférer à ses membres une même disposition d’esprit civique (aspect d’identité). Il reconnaît également aux hommes le droit de poursuivre leurs buts individuels (aspect de différence). L’É-;-tat ne prohibe nullement la défense des intérêts personnels des individus, mais ordonne ceux-ci au bien commun (§ 154).
L’É-;-tat se caractérise par une constitution au sens d’une organisation des pouvoirs. Dans l’É-;-tat moderne, le pouvoir princier se distingue du pouvoir gouvernemental et du pouvoir parlementaire. En même temps, Hegel critique la théorie de la séparation des pouvoirs telle qu’on la trouve chez Montesquieu. À-;- ses yeux, l’articulation des pouvoirs est « organique » au sens où chaque instance politique assume un aspect de la volonté politique, sans cependant borner les autres instances. Chaque instance est entièrement souveraine, mais elle ne prend en charge qu’une dimension particulière de la vie de l’É-;-tat9 .
Le droit public interne[modifier | modifier le code]
Le prince[modifier | modifier le code]
La fonction du prince a fait l’objet de controverses interprétatives. Il semble en effet y avoir une contradiction entre certains textes qui lui confèrent un rôle primordial (il est « le sommet et le commencement du tout »: cf. § 273) et d’autres qui, au contraire, en font un rouage subalterne de l É-;-tat (il se bornerait à contresigner les décrets préparés par le gouvernement: cf. Addition du § 279).
Pour Karl Heinz Ilting, cette contradiction exprime deux modes d’expression de Hegel. L’un, exotérique (destiné au grand public) est celui des textes publiés. Il se caractérise par l’allégeance de Hegel au pouvoir en place. L’autre, ésotérique (destiné aux initiés) est celui des Leçons orales. Il se caractérise au contraire par le libéralisme politique10. Ce thème est aussi développé par Jacques D Hondt. Pour É-;-ric Weil, « le prince n’est pas le centre ni le rouage principal de l’É-;-tat »11. Pour Bernard Bourgeois en revanche, le prince joue un rôle de premier plan dans l’É-;-tat, car c’est justement le formalisme de sa décision qui lui confère une valeur absolue12.
Pour Gilles Marmasse, l’évaluation par Hegel de la fonction princière est à rapporter au caractère « immédiat » de cette fonction. D’un côté, le prince est indispensable, car il est une composante de la volonté étatique. D’un autre côté, sa volonté est abstraite dans la mesure où elle ne porte pas sur le détail de la loi relativement aux individus (qui doit être déterminé par le parlement), ni sur son application aux affaires particulières (qui relève du gouvernement), mais sur son contenu relatif à l’É-;-tat en général. Hegel minore donc bien la fonction du prince13.
Hegel est favorable au caractère héréditaire de la monarchie. À-;- ses yeux en effet, si le prince était élu, il serait dépendant de ses électeurs et ne serait pas véritablement souverain. Le prince est patriote. En outre, son appartenance à la dynastie régnante lui permet de s élever au-dessus des intérêts particuliers, ce qui le rend apte à assumer sa fonction. Mais il faut souligner que cet éloge du prince est ambivalent : sa compétence n’est que naturelle, elle est donc en même temps inaboutie.
Le pouvoir gouvernemental[modifier | modifier le code]
Si le monarque décide, le gouvernement – au sens de l’administration d’É-;-tat – prépare les lois et les met en œuvre. Sa fonction d’application consiste à subsumer les affaires particulières sous l’universel de la loi (§ 288). Il s’agit notamment de faire en sorte que les différentes activités de la société civile concourent à l’intérêt général.
Hegel condamne la vénalité des charges : le fonctionnaire se comporte non en membre de la société civile mais en citoyen. Le pouvoir gouvernemental a une double caractéristique : la compétence et l’indépendance14.
Le parlement[modifier | modifier le code]
Le parlement examine les lois pour autant qu’elles se rapportent aux groupes socioprofessionnels différenciés mais soucieux de l’intérêt commun. La fonction du parlement est double : il précise le contenu de la loi et assure la formation de la disposition d’esprit de ses membres et finalement du peuple en général (§ 314). La publicité des débats parlementaires permet d’éduquer le public, de le faire passer d’une vision égocentrique et-limit-ée à la vision d’ensemble de la communauté15.
Les relations internationales[modifier | modifier le code]
Pour Hegel, les relations entre É-;-tats souverains sont essentiellement conflictuelles. Les É-;-tats peuvent certes conclure des pactes les uns avec les autres, mais ces pactes sont inévitablement précaires. Hegel récuse notamment le programme kantien d’une paix perpétuelle fondée sur une Société des nations.
L histoire[modifier | modifier le code]
L’histoire, pour Hegel, n’est pas celle de l’humanité en général mais celle des peuples. Chaque peuple, dans son évolution, tend à accéder à une conscience adéquate de lui-même, et à établir un É-;-tat qui exprime sa conception propre de la liberté. D’un peuple à l’autre, il y a un progrès de la liberté. En effet, l’histoire commence avec le despotisme oriental. Elle se poursuit avec la « belle liberté » grecque (conditionnée cependant par l’esclavage et les oracles) et la liberté romaine (fondée sur le droit de propriété égal pour tous). Elle se conclut, enfin, avec la liberté de type germanique, selon laquelle chaque homme a une « valeur infinie ». À-;- l’époque orientale, un seul est libre, à l’époque gréco-romaines, quelques-uns sont libres, et à l’époque germanique, dit Hegel, tous les hommes sont libres16.
Citations[modifier | modifier le code]
• « Ce qui est rationnel est effectif, ce qui est effectif est rationnel » (préface).
• « La chouette de Minerve prend son envol au crépuscule » (préfac
Petit fils du grand leader et hardi de la révolution internationale Mohammed ibn Abdel Karim el khattabi .
Ibn Zahraa Zahra Mohammed Mohamed Fakkak.




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