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الحوار المتمدن-العدد: 2916 - 2010 / 2 / 13 - 01:32
المحور:
    








2010 ( ) ɡ ..

2002 2008


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Hassan Rahim Al Kharassani



(Irak)



Une lune insoumise au trpas


Une lune ne jamais mourir

(Recueil de pomes)




(Traduit de l arabe par Essia Skhiri)




Quand tu te sens mordu par la faim, ris la manire de Zorba et souviens toi qu il m avait accord son esprit alors que je lui avais octroy ma poche.





* * * * * * * *





Pour des dpouilles ne connaissant pas le sommeil,
Pour d autres qui rcoltent leur mort,
Pour ces champs lointains,
Je me rfugie dans la pluie




À un tronc d un palmier


* * * * * * * *

L obscurit qui avait embrouill la contemplation de la lumire,
Avait traqu l aube de nos mes et les seins des palmiers
Nous annonons la bonne nouvelle
Et promettons la pluie aux tnbres

- Ô Marie-
Secoue vers toi le tronc de deux Euphrates
Pour en faire pleuvoir les rves des expatris
Et les coups sanglants qui ne finissent jamais
Il se peut qu ils te racontent l alphabet de la peur
Et l affliction du sud

- Ô Marie-
Cultive nos yeux Rcolte la paix
Et dis aussi!!!
Il y a des rves qui se chamaillent avec leurs fins
Et des noms qui se moquent de la sparation
Il y a des toiles omises
Qui ne cessent de contempler les fleurs de l oubli
Et sur le dos de la lune, elles scrutent,
Lors d un insaisissable moment,
Le dsir treignant l air et l argile

- Ô Marie-
Cre la couleur du ciel
Pour que s arrondisse le matin... lors du plein matin
L acide de l internet souille nos mes
Et les rseaux de la guerre
Cette guerre, le vin vieilli des annes,
S est recroqueville comme l assoupissement
Et ensuite, fermement,
Elle s est dresse sur la patrie

- Ô Marie-
Secoue les cils de larmes,
Dors dans mes doigts
Et parle ainsi
Secoue aussi le plaisir de l effrayant sommeil
Tenant les squelettes et la semence du pays
Secoue le laurier et ce qui a persist de l amour
Ou bien ce qui est rest de l inclination des maisons

- Ô Marie-
Cette guerre est humidit
Et elle touffe mme le dsastre
Et son nom est de poussire
Sans maquillage, elle nous peint les lvres du trpas
Pour glorifier le cinabre* et l humeur des chaises-


Note:

* le cinabre: Sulfure de mercure appel aussi mercure rouge. Il sert notamment la fabrication du vermillon.




Comme y croient les gmissements


* * * * * * * *

Sur le bord de leurs formes, ses multiplient les terminaisons
Ces exils
Qui avaient drob les sanglots des palmiers
Comme s ils sont les caractristiques d un jour pluvieux
S entrainant s arrter par-dessous le rve qui menace les rues
Ils sont les cellules de lumire
Et le matrice de deux Euphrates
Leurs pieds n taient point d bne
Comme l estiment les gmissements
Et les distances s tendent
A chaque fois qu on provoque la patrie
La guerre a dit:
Mon cur est sur la carpette de la mort
Et mes fruits sont une obscurit affame
Se procrant aux seuils des portails de l amour
Et de la rsurrection de fleurs d embrassades


J ai la salive/ mousse des pins
Avec laquelle je dbrouille les fentres
De mon envie des seins
La guerre a dit aux jardins de leurs yeux:
Qu ils pleuvent: couleur du soleil
Et pudeur des nuages
Qu ils pleuvent: frayeur des vents de la montagne,
Pour que s annihile l odeur des adieux
Et de l adoration irakienne
Sur le bord de leurs formes
Le ciel parle, et glorifie l agilit des palmes
Expatris
Pareils aux chagrins des ocans
Leurs curs sont dos de chevaux de l exil
Et leurs mes sous une ombre gare
Ils se runissent pour exercer l attente
Sans aucune le, ils sont
Et sur un golfe fltrissant,
Leurs souffles dcident de leur sommeil
La guerre a dit:
Ils sont l corce terrestre
Et ils ont des domaines qui
Lors d innombrables annes
Ils se rendent destination de l eau
Comme s ils sont les dtails d un jour pluvieux


Habits


* * * * * * * *

On n a pas besoin de souvenirs Nous connaissons que tous les passages mnent au (domaine de la moisson la plus minente)
Yannis Rítsos


Voyage
Et soire tourmente
De sa chevelure migrante
C est cela, ma valise
Habille de l exil

* * * * * * * *


Debout, il se tient
Sur des ttes trottant
Avec des tenues de l ascension

* * * * * * * *


Comme l intrieur, sont
Ses doigts tes yeux la pluie
Et les habits de l exode

* * * * * * * *


Sur l chelle,
Je n ai aucun habit
Qui peut scruter

* * * * * * * *


Comme la couleur de l alphabet,
Elle rayonne
Avec les habits des yeux

* * * * * * * *


Dans l obscurit de la dfaite,
Un habit d un air profond
Fait taire la prsence ma place.

* * * * * * * *


Avec un habit lointain
Comme j tais
Avant le soir
Un soir parcourant l univers

* * * * * * * *


Avec un habit,
La nuit me projette
Vers l ombre de la lumire du nant




Je m veille contre moi-mme et je prie


* * * * * * * *

Je gifle mon insouciance
Une jonquille s exprime
Rprouvant la fentre des nuages
De nouveau,
Mes penses germent
Et un fil aux lvres souriantes me scrute
Il submerge les rebords de la nuit
J aide le sable du monde s vader
Et la montre se plonge dans le dlire

Je gifle le toit des mots
Et les souffrances qui s taient multiplies dversent
Elles avaient cr
Et certaines, d entre elles, m avaient rong
Afin de cracher ce fil!!!

Je gifle ma frayeur
Et une lune confuse de Babylone s infiltre dans mes pores
Elle s installe tout en ayant les traits de ma patrie

Je gifle ma figure
Et des dpouilles se dissimulant sous mes habits me dvisagent!!!

Je gifle des questions rsonnant dans la lumire:
Ce cur pareil un exil!!!

Je gifle les secrets de la luminosit
Et le soleil vainc mon puisement

Je me dresse contre moi-mme et je prie



Des lettres que la guerre ne peut jamais dvorer


* * * * * * * *

Submerg de pluie
Je parfume les toiles avec l odeur de ma bien-aime
Et les ombres de deux fourmis en train de s treindre
Sous la fminit de la nuit
Je parfume le vieux miroir
Avec ces espaces
Je parfume ce qui est fltri parmi les dattiers
Avec le printemps de mes villes
Je suis -Tigre- le dieu
Pour la chemise duquel, les mouettes s inclinent
Et en face de la lumire du corps,
La lune dclare sa dfaite
Ainsi que le bleu du ciel
Je suis - Tigre le dieu-
Le ciel pntre ma stature en trois tapes
Et dans deux larmes, elle rtrcit
Elle s allume avec tous les lments
Dans une langue au foulard soyeux
Pour qu aux oiseaux,
Les yeux restent tels que des fentres grandes ouvertes
Je suis le Dieu Tigre-
Et je suis la perplexit des rveurs auprs des jardins des curs
J ai les divagations du feu et la moiteur de l humeur
J ai les dsirs des gmissements Et j ai
Sur la croix un spectre absent
Je suis le dieu Tigre-
Le descendant de la pluie
Le fils de l absence des distances, je suis
Et je suis les fils des yeux.
Et tu es un poisson qui ne dort jamais
Cette histoire errante
Sans aucun emploi...
- Tigre C est moi le dieu
- Dieu- C est moi l Euphrate
Les lampadaires sont la soif blanche
Et pareils aux migrants,
Les rues ne prendront jamais fin
Et je suis submerg de pluie ... Et je suis plein de pluie.




Je suis les points d une tte persistante


* * * * * * * *

L o l on se dirige,
Il y a un souponn de ses visions.
Dans toute vision,
Il y a un accus de lieux.


* * * * * * * *

Ce dfaillant de la guerre
Est suspect de faire fuir les ides des morts
A d autres morts
Lors d une guerre.


* * * * * * * *

Ma tte prodigue
Etait
Les dbris d une guerre qui se clone.


* * * * * * * *

J ai besoin d un automne
Lors duquel, des souvenirs chutent
De ma tte bourre.
J ai besoin d une pluie
Qui dclare mon dsir.
J ai besoin des fragments de tes cris
(Rien que tes cris)
Pour m assoupir.


* * * * * * * *
Des sanglots distribuant les soldats des dbris
Comme dbris pour ces sanglots.


* * * * * * * *

Dans une fume non-voyante,
Il y a une tte
Comme d habitude,
Je la contemple
Et comme d habitude
Elle est plonge dans une fume aveugle.


* * * * * * * *

L aube n a aucune force pour marcher
Ses pieds sont sur mes lvres. .


* * * * * * * *

J ai suppos
Que ma tte fuyante d entre mes doigts
Etait un minaret
Et j ai appel la prire au nom de la faim
Et pas d cho
Sauf celui de ma tte fuyante
Se moquant de ma voix.


* * * * * * * *

Dans mon cur, se dgringole mon me
Et tout ce qui m appartient se dnude,
Je m clipse,
La bouche encombre des restes de frayeur
Et sur les bouts de mes doigts,
Vos visages m accusent de pluie.


* * * * * * * *

Je pense une eau blanche
Dans laquelle je purifierai ma patrie.


* * * * * * * *

Les ttes qu une vieille lune avait trahies
Sont enceintes des distances et des temps
Elles avaient abandonn leurs yeux,
Dans les seins des mamans,
Sirotant l obscurit d un silence
Qui s lve des haillons de la guerre.


* * * * * * * *

Dans tous les coins de mes poumons,
Il y a un recueil pour un martyr
Et une carte pour mon extinction.


* * * * * * * *

Loin de moi,
Je navigue dans tes fonds
Je suis ta blancheur rebelle
Ô ma langue!




Loin des fouets


* * * * * * * *

1 - Dans mes doigts
Les irakiens avaient scand:
Edifie pour nous une voix
Loin des agents de police...
Edifie nous un corps esseul
Loin des fouets
Edifie pour nous un cimetire
Rvant paisiblement
Sculpte pour nous des yeux qui ne frissonnent pas
Et Un Tigre dans son sommeil adorateur
Cre pour nous " El-Jawahiri*" s assoupissant
Prs d "Ali Ibn-Abi-Talib*" paix et prire pour son me
Et "Al-Bayati*"
Cre pour nous une seconde fois un Hammourabi
Et un Irak d avant cette absence
Dans mes doigts,
S est fragment l air
Et dans mes poumons, je les avais tous enterrs..!!!

2 - derrire eux
Les souvenirs dchiquetaient leurs ttes
Alors qu ils avanaient,
Les petits-fils d El-Farahidi
Ils avaient laiss se suicider Sbawayh
Et avaient partag l exil avec leurs pieds
Leurs doigts avaient souri dans le noir
Alors qu ils avanaient...
La lumire (sous la protection de la peur) avait dit:
Bnie est ton acquiescement -l asile-
Et parce qu ils taient tous
Dans le dme de l exil
Tu leur avais achet le crne d El-Tammar*
Pour que rient leurs doigts
Qu ils avanaient


Note:

*Mohamed Mahdi Al-Jawahiri: (Nadjaf/ Irak 1899 Damas/ Syrie 1997): pote et journaliste irakien dont la posie noclassique rvle la misre de son peuple et chante l humanit.

*Ali Ibn-Abi-Talib: Il se nomme Abou El-Hassan Ali Ibn Abi Talib: C est le cousin paternel du Messager d Allah Mohamed (bndiction et salut sur lui) et le mari de sa fille Fatima. Le personnage d Ali jouit d une grande notorit dans le monde musulman, mais il est surtout vnr et ador par les chiites de tout le monde en tant que premier Imam.

*Al-Bayati: Abdul-Wahab Al-Bayati (1926-1999) Pote irakien qui a men le pome arabe au-del des contraintes de formes classiques de la posie arabe qui avait endur plus de 15 sicles.

*Maytham El-Tammar: est n Nihrawan prs de Kufa. Il est d origine perse. L imam Ali l avait achet une femme de Bani Assad puis l affranchi. Il vendait des dattes Kufa.
Maytham qui tait l un des compagnons du prophte menait une vie simple mais il avait une grande adoration pour la foi musulmane et l imam Ali qui lui avait appris que l islam tait le seul chemin de la libert.
Il fut atrocement tu sous l ordre d Ubad Allah Ibn Ziad.





En dpit des dtails, le froid gmit


* * * * * * * *

Ddi l hrone de la nouvelle (Une histoire de dcadence) du romancier
Feu Hassen Matallek

Au-dessous d elle, le froid gmit
Et les hurlements s lvent
Elle est- -bien sur-
En train de cuire les yeux avec de la pluie
Dans le puits,
Les vux se cognent
Devant sa robe
Et malgr les dtails,
Elle se distrait telle qu un mur moite
Pour que le corps de la lumire
Reste suspendu dans l air
Suspendu
Telle qu une odeur insomniaque!!!




Devant un sens ouvert


* * * * * * * *

Il vole mes rues verdoyantes
Et pendant la nuit,
Ses soldats offensent mes funrailles avec leurs artilleries.

- Ô la dame blanche-
Je suis le surcharg de mes fentres
Et de la dtention de la pluie


* * * * * * * *

Hier
La literie tait accable
Et j tais sans corps
Et mes doigts n taient qu cho.
Ô dame blanche
Il est orphelin, le chagrin des toiles
Ce ciel est orphelin
Et tes yeux me conduisent la mer Et je
Pendant la nuit,
Je dchois vers l intrieur
L intrieur est une patrie dont les princesses sont veuves
Son mur est une pieuvre fabrique en USA
- Ô la dame blanche-
C est souvent que je rve de ma fusion
Je renouvelle le rve sur un quai
Sans cartouches
Et quand je descends au niveau de la tte
Je dcouvre un massacre estampill
De sifflement du mur.




Disparition


* * * * * * * *

Dans la jouissance de l embrasement
Les temps se combattent
A cause d un endroit absent
Se situant
Entre la bouche d un dieu
Et des lvres qui s illuminent.




Mon me


* * * * * * * *


Au-dessus des vtements de la mort,
Pendant un troisime temps,
Elle s habille de la tte du soleil
Et les membres de l inconnu
Celle-l c est
-Mon me-













Un corps pour le langage de la nuit


* * * * * * * *

Tes rves me tourmentent Ô mer
Et, je suis la fentre du vent
Errant dans le corps de l alination
Comme toute route dserte...
De faim, j avale mes pomes
Et la nuit, je me balade avec les mots
Jusqu ce que je m assoupisse
Par ici, Ô mer
Les larmes n ont pas de main blanche
Les yeux s amassent et les gmissements,
Pourrissent cause de l agilit de ce silence gracieux
Et l exil n a point de patrie
Je sais que tu es un champ d annes fuyantes
Et que tous les repres sont toi
Je monte vers la nuit
Tes saisons sont ma parole
Et alors ne te retourne pas.

Ne te retourne pas
Ô mer
Et lave les cils du ciel
Ne te retourne pas
Fais le uniquement pour moi
Il se peut que, pour toujours,
Je t offre ce matin mon absence

Il se peut que, pour toujours,
Je t offre mon absence
Car aprs un moment,
Je vais me trouver dans l me
Essuyant la langueur de mon corps
Et j n hsiterai jamais m envoler



Également


* * * * * * * *

Sur une branche programme
Et exactement sur une petite feuille blanche,
Se repose
Un livre ouvert,
Aspirant le temps
C est ce qui m amne la fin ..!.




Pour le premier chemin un commencement


* * * * * * * *

Quelque chose, et qui s embrouille
Ces vipres par ici
Dans l eau Dans mes poumons
Dans tout esprit elles ont
De leur couleur une illusion
Et elles se dirigent vers moi escortes de leurs rves
Et elles ne s taient jamais dsaltres
Que de restes d un cho!
Vous voil
Et les merveilles se plient dans les rues!
Je suis une chose Je suis dans l amour
Et je suis depuis longtemps
Envahi d anxit cause de toi
Et je l aime et il n a
De rplique
Que: Ils sont partis!
Il appelle (Il est la peur):
Tu ne peux jamais rester Pour qui tu le fais?
Est-ce pour le feu
Que la cendre mme avait abandonn
Et le silence s est teint ainsi que la colre
Cependant, je reste ici
(Et le C) dans mon crayon est
Un spectre qui inscrit les noms de ses morts puis s clipse!
Et alors dors
Et laisse retentir les cloches
Dans une patrie qui excelle s loigner quand elle s approche!
Dors (c est a la peur)
Si tu n es pas l initiatrice
De celui dont la griffe est aiguise
Et qui avait dracin tout ce qu ils avaient dni!
Ceux-ci sont une voile et une nuit
Mais o est-elle Ô mon rebec?
Des chevaux me m envahissant lors d un moment
Et je suis
Dors
Sans que
Je suis
Une chose secoue




Lui


* * * * * * * *

Je disparais dans les dcombres de la rue
Je me baigne dans la solitude du monde
Je bois un verre de tous les sens de la tte
Jusqu au dclin de toutes les saisons
Jusqu au jaillissement des battements du cur
Et ils t interrogent
Rponds eux:
(Et vous n avez rien d autre que lui)
C est lui le dbut de l invisible
Dans les dcombres de la rue.






Un cur


* * * * * * * *

C est ainsi que tes lettres parcourent les distances
Et, par ici, la pluie de la faim trottine
Et les cils de l air commencent chuter
Alors que tu es l-bas
Un ombre pour ces yeux.





Une mdaille et de haut niveau


* * * * * * * *

Il a finalement expuls sa tte de son corps
Pour dormir comme tout gamin assourdi
Hier, il lui a achet un mur
Sur lequel ses ides pourraient s appuyer
"Ou il se peut que cela puisse nous aider extnuer notre dlire."
Ont dit ses pieds
Tout en se partageant le jeu
Or il a totalement protest Nous sommes avec le soleil
Et la lumire est la meneuse de l garement
Et nous glorifions toujours la literie de notre langue
Et alors, comment ce vieux mur pourrait-il nous aider???!!!
Deux doigts ont sursaut
Et ils ont lev leurs ttes devant l assemble
Tous ont vot, y compris le corps,
Sur le retour de la tte de nouveau
Pour lui dcerner une
Mdaille de dlire
Et de meilleure catgorie!!!




Des statures de cire


* * * * * * * *

Consentant aux avions et l intensit de la nuit,
Mon visage ne peut pas lever la tente de l aube
A cause de sa reconnaissance du sable que les godillots ont rassasi
Solitaires, nous partageons avec nos ttes leur dislocation
Et les cauchemars des trottoirs inanims
Alors qu ils trbuchent sur les dpouilles souriantes
Et dans l agilit de la frayeur,
Nous avons laiss Tigre lchant l infertile obscurit
Tout cela cause d un bout d une oreille tratresse
Solitaires dans notre exode,
Nous portant le coucher jusqu ce que
Les toiles soient prises dans leur sommeil
Nous n avons qu un seul doigt dent
Et une bouche trangre que Karbala avait touffe
Le soir est un agent considrant les yeux des trangers
Et cherchant dans un vide orphelin
Les fugitifs de l arme
Dont les funrailles assurent le cire de nos statures
Et du pays




Escalade


* * * * * * * *

Ils escaladent leurs yeux
Pendant que je suis dans la matrice de la mort
Jouant de la musique pour l absence
Et de la poussire vers la poussire
Je m en vais
Alors qu ils continuent grimper






Éloignement


* * * * * * * *

Ô Dieu des morts
Ô veilleur de nuit -Ô pluie-
Nos ttes sont du pain pour l illusion
Et nous sommes disperss pareils aux seins de la lumire.
Prologue: (Dans un coin de ce corps, l univers
Est une femme, un creux et un saignement
Et il est l hiver de la parole
Et je suis la pluie
Et la terre est mon sang
La terre est
Et ma bouche est abattue)




Un rivage apparent


* * * * * * * *

Dans le soir de la brume, j ai ramass les oiseaux tirs de la rue des passagers
Comme moi, dans la fin de la nuit, les violettes rvaient
Elles aspirent les souvenirs qui ne reviendront pas...
Et dans l horloge de l effroi, des tops de silence gmissent
Et les psalmodies de requiem de cet expatri se sont effondres
Non! Mes amis m ont jet- dbris dtriors-
Ils m ont jet Et la voile parfume de rivage de l amour est partie Ô Sndbad
Le venant des yeux des arbrisseaux s loigne
Et de mes fonds, ce coucher trane ta signification
- Mon Dieu, tout seul, j avais support le silence de l tranger-
J avais sirot l hiver voyageur
Les clochers sonnent Je me rveille Je me dirige vers eux
Eux les accabls eux les souvenirs


Lors du soir de brouillard, tout seul, j ai rencontr les oiseaux j ai cri
Et mes larmes ont coul tout en ritrant:
Cet cho amer qui saigne cet
J ai sanglot et le soir est revenu ramasser les spectres des mouettes quoi pourquoi???
Et lors du moment de la peur
La mienne Ma peur moi!...



Fleur d air


* * * * * * * *
Ddi Adnane El-Sayegh

Tout seul, il entre dans le roseau de l exil
La nuit, les lettres le foulent
Et le matin errant
C est ainsi que
Tout seul, il avait color les mots
Il avait enlumin la nuit avec une rose
Puis il s est clips
Il est encore en train de nager
Avec des souffles scintillants
C est lui l unique joaillier
Tout seul, il a model une toile d air
Dont les joues suintent la vie!!!



Abre


* * * * * * * *

Je te sculpte, des quais et des pieds pour l obscurit
Je couds ton sanglot Non pour quiconque
Et telle que le vide, l isolement te dvore
Je te sculpte sans mains
Ton visage disparat avec la soif
C est ainsi que sont les fins
Et malgr mes rues, ton teint est devenu semblable l tourdissement
Ô toi l tourdissement
Entre comme le fais la nuit,
Pour rpandre ta cendre gluante
Et ton voyage mystificateur
Devant la rose blanche
Et le matin tes os trahissent les clefs
Qui ouvrent une fentre pour le soir
Et un chemin pour des seins vides et asschs
Tu es les cls qui, eux-mmes,
M avaient leurr et promis les palmiers
Et tu es les oiseaux de la fminit de la terre, elle-mme
Tu m as leurr en me promettant la pluie
Je te sculpte sans corps
Et la guerre te plongera dans son feu.
Tu es la guerre et tu es le feu
Je te graverai pour la mort
Comme tout automne chamailleur!
Ô toi la chamaillautomnale-*
Tes saisons sont une bndiction pour les buffles
Et je suis sans sabot


* * * * * * * *

Notes :

*Abre: Une femme sauvage qui dans la mythologie malaise (de la Malaisie), sduit souvent les hommes et les attire pour les dcapiter.

*chamaillautomnale: la chamailleuse automnale.



Lampadaires


* * * * * * * *

L instant est un corbeau dont les yeux croissent les faveurs de notre rue
Les gens sont des ocans que la peur errante dans une sensation absolue avait enclavs
La salle est une idole qui s adapte tout tableau
Notre manteau est un chagrin gitan
Et demain
Si tu connais mon voyage dans une encre qui m emmne vers la lumire de la nuit,
Tu t arrteras pour disparaitre avec un visage atlantique
Cette tte
La mouette est une pierre dans les feuilles d un arbuste d Ève
Billant dans un cur qui repousse l odeur du silence
Il attend les murmures rassasis
Il y a une toile qui commence fleurir
Et celui qui est l-bas, est moi.







Exclusivement Mona


* * * * * * * *

Et pour le soir, l automne des lis Ô carnaval du printemps
Vivant, je me suis dissmin solitaire comme les murmures des grottes
Et mon me est bruissement migrant
Un souvenir pourchassant l cho
O l isolement
Nous tions tous seuls en compagnie d un fantme noy dans les rves des nuits
L-bas, la disparition du chemin meut les rivages
Et l absence des mouettes est toi
"Et alors que va laisser le rayon de lumire s il s en va vers son dclin?"
Me dis-je.
Et ces arbustes Ô carnaval du printemps?
Une chanson rassemblant la couleur de l hiver et la magie des oiseaux
Nanmoins, mon visage est raidi
Pareil un cur d un ami qui s est dnud un cur de pierre!!!...
Scne


* * * * * * * *

Au bord de la mer,
Elle essuie son haltement avec les rayons du soleil
Et s assoupissant, sans corps,
Il la contemple







Jardins


* * * * * * * *

Dans une valle sous tes paupires
Tout se dnude
L air, moi et une femme qui ne dormira jamais






Vers le bas


* * * * * * * *

La certitude a dvor la stupidit
Et du rve, tout avait chut
Dans ses cigarettes vacantes de l arc en ciel-
Et il les a fumes -ou disons- qu il les a digres
En supposant
Que c est du tabac froid!
C est comme a qu il attire les ttes
Les ttes se pendillant vers le bas
Et avec la bulle de la rigide voix fltrie
Ils ont hurl
Ce sont des potes!!!











Tes oiseaux... apprennent aux valises danser


* * * * * * * *

Je me lve rpondant ta voix
Les toiles dversent et s inclinent pour mon cur
Avant un petit moment,
Les collines de la lumire taient en train de pourchasser ta chemise
Pour apprendre tre vaniteuses
Moi, je sais comment tes oiseaux entranent les valises
A danser
Et la nuit s expatrier
Et jusqu ce que je russisse disperser mes souffles
Dans tous les sens,
Rpands ta fragrance
Pour que le jour dorme sous l oreiller de la nuit
Cette nuit,
Solitaire, je scrute ton absence
Sur une montagne s tant croule dans ma tte
Et tu es pareille une ombre
Poursuivant les pas du soir
Au seuil de la porte, la lumire attendait
Ta lumire y tait
Seule ta lumire avait sculpt ses toiles sur ma chemise.




Question


* * * * * * * *

Qu est-ce qui te rend plus embrase que la pluie?...
Ce sont peut tre tes doigts qui s allument tour tour
Ou alors ce sont tes chaussures rveuses
Qu est ce qui a distribu ton corps sous la fminit du soleil?
Il se peut que ce soit la virilit de l me
Qu est qui t a fait exploser dans mon croisement?
Il se peut que ce soit mon dclin vers le fond
Ou alors mon ascension vers le bas





Le troisime il


* * * * * * * *

Une pluie escaladant
Une pluie qui me fait rayonner
Et qui dgringole vers le bas de l esprit
Je me souviens que j y suis l absent
L absent dans tous les coins de la pluie




La femme de Guilgamesh


* * * * * * * *

Pour les routes aprs une soire ferme,
Une voix de la grandeur du sommeil
Pour moi, un sel supplmentaire dispers de la fume de la guerre.
La femme de mon chemin est une langue des tranches
Je me dissimule dans un prsent aveugle et un pass infirme
Je marche sur des lvres striles d une nuit enceinte
La controverse du sable, les morts et ma mre me meuvent





Il se peut que je sois n tel qu une pluie ou bien des habits du son
Ma mmoire est un alphabet pareil une carte des vents et des chansons de sang
La tte est une porte d ici
Et tout le monde entre pour partir
Il s exile pour sortir de ma main
Et appartenir la mer



De la fume pour des palmiers organiss


* * * * * * * *

Ddi Mohsen El Ramli

Sur ton chemin pour la guerre,
Tu tais le temps qui se htait vers toi
Et tu tais le ciel d o la fume, du trs haut, te contemple
Tout seul, tu tais parti Et les arrivants
S taient runis dans tes mains
Sur ton chemin pour la guerre,
Tu tais l existence et le nant
Et tu es la vie
Et tu es
Et tout avait chut de ton jour et de ta nuit
Sur ton chemin pour la guerre,
Le silence des montagnes faisait rayonner la srnit
- Un nigme ambigu-
Et une souris dansant coquettement,
Contemplant incessamment ton visage
Et grondant
Ne te dis pas qui tu peux tre par ici
Ici, on ne connat que le sang!!!
Sur ton chemin pour la guerre,
Tu tais la gracieuse blancheur
La gracieuse obscurit
- et l air ramasse ses feuilles-
Et tu es l air
Et tu enregistres la mort des palmiers
Et la musique de ceux qui avaient disparu
Ils n ont fait aucun adieu ton ombre assouvi de la guerre
- cet ombre, si long-
Sur ton chemin de la guerre
Sur le chemin des tnbres tu avais hurl:
Rien que des affams, des trpasss!!! Eh bien o allais-je coucher???
Et les palmiers taient venus te saluer
Tu tais le tenace
Et tu tais l gar
Et tu es celui qui est vendre
Et tu es celui qui est mort quand il a survcu
Et celui qui est encore perdu
Sur ton chemin vers
L Irak t es parvenu
En te prenant pour le froid
La guerre
Et la
Et pour s assoupir dans tes pupilles
Et le ciel n est que fume!!!







Des voix que la pluie a abandonnes


* * * * * * * *

Sur le manteau des flots, ces arrivants
Qui avaient laiss le cheval de Troie-
Dgainant son pe de bois
Avec ses doigts nivaux et sa tte boursouffle l arrire,
Il respire les souffles de la mort dans l interminable obscurit


* * * * * * * *

Sur un autre manteau,
Je dmolis les remparts de mon corps
Je restaure la langue des orphelins, et dclare
Devant le Conseil De Scurit et l Assemble Des Droits De L homme... que
Je cherche mon corps et ma tte
Qui attendent la rsolution.


* * * * * * * *

Sur un troisime manteau
Les terminaisons s corchent des tombeaux des yeux
Et l-bas, je vais annoncer devant toi Ô monde!
Ô monde!
Je vais annoncer la migration de la pluie


Attention interdite


* * * * * * * *

(Qu il est pauvre cet tre humain Il est le seul animal
Qui sait qu il allait mourir)

Avec l avidit d un tratre tombeau, les expressions jettent leurs ongles
Pour que les saisons m hritent
Moi, je suis pour les civilisations, plus proche que les latitudes.
L air sirote le sifflement de mes pieds.


* * * * * * * *

Les morts respirent la poussire
Et le silence est une capuche enceinte
C est comme a que sont les arrivants.


* * * * * * * *

Un pied arrachant ses pas de leur exil dans ses yeux
Je communique Et la gravit est plus forte que la gntique.


* * * * * * * *

Comme les souvenirs, je me tiens debout
Tout en luttant contre l ombre de mon manteau
Et prononant des lettres que l clipse de la peau
Et le boursouflement du temps avaient puises.


* * * * * * * *

Les doigts avaient dlaiss leurs dents
Quand la vipre de Columbus avait aval
Le bton de Mose. .


* * * * * * * *

Il pluche ses lvres avec les souhaits
Et sa voix avec le retour
Chaque fois qu il souffle horizontalement.


* * * * * * * *

Demain,
Ô la fin
Il y aura un autre arrivant.



Une feuille sans protecteur

* * * * * * * *

Pour le jour,
Je fraye un chemin ayant un corps de palmiers
Pour les migrants
Pour la nuit,
Je bouche la tte
Pour que les toiles parsment
Le silence de deux Euphrates
Pour eux,
L ombre descend
Et se prosterne pour les veuves


Elle a toute la lumire
Depuis le soleil jusqu au cur.
J ai la dpouille du temps
Que je porte
Et je reviens sans protecteur.
Nous avons
Nous avons tous
Un seul plat rien qu un seul
Un plat de poussire.



Heurt par son exil

* * * * * * * *

Chantant pour ton ombre
Afin d attirer la pluie rfugie dans le bl
Sous un baiser irralisable,
S enfouie un cur brod avec la lumire du jour
Et une envie grave dans un temple bless
Ô chercheur des mots lumineux dans les champs,
Et entre tes yeux
Et le soleil se dlassant dans ces alles
Je veux trouver un endroit qui comprend mieux mon absence
Un endroit pour le feu
Pour Tigre et l odeur des cimetires
Oh chercheur, dans les trous,
De l espace de l Euphrate
Sur le seuil de sa clart, la nuit atteint sa moiti
Laissant pour ses ailes ces souffrances
Hier, sous un baiser ne s tant pas ralis
S taient trouvs des poissons, des palmiers et des bombes en train de vomir
C est la disparition sale de papyrus
Ô Dhaadhaa*
Et tu chantes encore ton ombre
Ils avaient brod ton visage sur un linceul
Et sur les marais
Ô chercheur dans les champs heurt par son exil
Et de tous les cts
Ô celui dont l me dverse l azur de ciel
Oh chercheur...
Pas de place pour un baiser ne s tant jamais ralis ..!!!


Note:

*Dhaadhaa: un personnage du sud de l Irak.



Ô guerre

* * * * * * * *

Pour tes yeux
Un habit pour l hiver...
Pour ta bouche
Un habit pour les vents...
Pour tes pieds
Toutes les tombes...

* * * * * * * *

Dsemplissez vos ttes
De jouets en bois,
Afin d inculper le dictateur
A cause de ses dernires guerres.




Des cratres l aveuglette

* * * * * * * *

Une envie de cendre
Ecarte ses jambes
Et dvore les larmes
Du fond de mon cur
Alors qu ils dclinent Dprissent
Et dans ma tte, s encombre le massacre...


* * * * * * * *

Ses yeux sont tels qu un cimetire respirant les morts
Et sa bouche est plus norme...


* * * * * * * *

La pluie est le jardin divin de mon ravissement...


* * * * * * * *

Sur des dents anticipes
Et s isolant de l argile
Se trouve cette nue...


* * * * * * * *

Du haut de l absence
Je cherche
Et recherche mon moi...


* * * * * * * *

Dans le sel,
Se trouve la colre de la mer
Et un espace pour la fantaisie...


* * * * * * * *

Dans cette nuit,
Je suis le laboureur des dsirs du dsert
Avec la chanson de l loignement/ l isolement
Je respire le silence de la mer
Laissant ma tte pour la terre
Voyageant vers mon seul gardien
Celui que je n avais jamais aperu
Que lorsque j tais l extrieur de ma tte...


* * * * * * * *

Entre deux nants,
Mes doigts ont dsert
Leurs dents...


* * * * * * * *

Pareil l absence elle a une tendue
Passe
Pareil l tendue est l absence...


* * * * * * * *

Celui que le rve avait teint,
Est all la mer
Pour enregistrer dans la mmoire des vagues l histoire de la dfaillance...


* * * * * * * *

Dans sa splendeur, il disparait
Plong entre deux seins sillonnant ma volupt
Pour que du vide des ruines, luisent les habits de l esprit
Et ici et avec une lumire glaciale
Il me transforme en oiseau...


* * * * * * * *

Sur mon corps, j emporte le temps
En lui laissant mes pieds...


* * * * * * * *

"Les femmes ne sont pas numrotes
Et la ville est sur une lune brise"
M avait dit l un d eux et il avait disparu. ...


* * * * * * * *

Les lettres sont une fume qui a souill mon royaume
Moi l mergent de la pluie
Celui qui emporte les larmes de tigre
Et les cellules de l Euphrate
Mes doigts sont sans ttes
Et mes pieds attendent...


* * * * * * * *


Pour le fleuve sa femelle

* * * * * * * *

Alors que tu diriges tes yeux vers la mer...
Dlibre tes oiseaux pour qu ils retournent l eau
Ô fleuve
Tes oiseaux et l eau
Portent les pomes dans une langue qui ne dort jamais
Alors que tu guides tes yeux vers
Des pomes d une femme se dlassant dans une nue
Que les passagers avaient divulgue
Une nue qui a men sa pluie un palmier
Et le palmier a grandi
Et chaque fois qu une feuille voyage
L air rcite sa palme
Et chaque fois qu une feuille voyage
La femme de nuage sanglote
Comme le fait Tigre
Alors que tu mnes tes yeux


- Ô rve-
Allume le sommeil jusqu ce que l obscurit fonde
Allume le sommeil dans la barque du soir
Allume le sommeil
Pour qu il appartienne au fleuve
Le fleuve est fminin
Et les distances sont fminines
Et ce rayon dans tes mains est lui aussi fminin
Il guide sa lumire
Pour chasser le rivage, tes femmes,
Le temps et ce qui est rest de la neige
Oh, le rvlant/ au fleuve, sa partenaire fminine
Ton spectre est innombrable
Que tu te rfugies dans les fleurs!!!
Que tu te rfugies dans le fleuve
Alors que tu guides..


Pour l absence, les souvenirs de l air
Pour les souvenirs, le corps de l absent
Pour la poussire, ses rires au-dessus de la lumire
Pour moi, mon nom ainsi que le soleil
Et aussi pour le fleuve, ses poissons subventionns

Les toiles n ont pas du temps pour se retourner
Il ya des pas qui ouvrent leur puret et l allument
À ton unique temple
Pour que Guilgamesh, le grand Dieu, te guide Uta-Napishtim*,
Ô grand pre
Baptise le fleuve avec les restes du dluge...
Et tu es.......
Dans leurs prunelles
Se multiplient les ttes de nos seigneurs...
Et nos ttes sont au-dessus des lances
Echangeant avec toi les gmissements
Ainsi qu avec les chevaux... le Sahara
Et sur le pont du turban d - El Hussein-
Et sur le pont de ta poitrine, se dressent des minarets, d une larme de la terre
Et de nos vies suspendues telles que l argile...
Alors que tu diriges tes yeux vers le fleuve
Mes doigts se sont enfuis
Tous mes doigts se sont enfuis pour s abriter dans ton me


-Ô matine-
Toute seule tu es
Et tu es sans rivage embrassant l horizon
Non pas cause de quelque peine autre que la patrie
La patrie est le palmier des potes
Un palmier ne jamais s teindre
- Ô fleuve-
Tes hymnes sont assigs par la lumire
Perplexe est -la lumire- devant le continent noir-
Et elle l est aussi devant moi
C est ce que ta nuit a assur
Pour que l assoupissement soit plus misrable
Et l obscurit plus dormante
Et jusqu ce que tes yeux s illuminent,
Je tire le dsir du fleuve
Puis j allonge le dsir de la mort
Pour que de ses annes profondes, s claire la bouche de la guerre
Alors que tu diriges tes yeux vers le fleuve
Appuie-toi un peu sur une distance de luminosit
Et puis essuie mon angoisse avec la lumire


Ô fleuve
Sur le chemin de la nuit attends moi
Je suis ton soir
Et tu es des jardins pour la pluie
Ô parole
Pas d issue Mes poumons sont votre destin
Mes poumons les invitables
Et tu mnes tes yeux d un fleuve un autre
Parsme ta fantaisie sur les flots
Et tes mains sur le papyrus
Envole-toi avec des ailes d une exubrante pluie
Il se peut que tu atterrisses dans le royaume d une langue
Pouvant affiner nos souffles
Une langue qui descend de nos fonds
Et mne les toiles au fleuve


Notes:

*Uta-Napishtim le No de Guilgamesh: Il est l unique survivant du dluge provoqu par la colre des dieux msopotamiens. Ayant regrett le sacrifice de l ancienne humanit, les dieux lui ont fait don d une ternit que Guilgamesh est en train de chercher aprs la mort de son compagnon Enkidou.




Fentres de poussire

* * * * * * * *

Dans le khl de tes yeux humects du sommeil,
Les femmes inclines, aux jeux galants,
Expliquent la fragrance de l amour

* * * * * * * *

Dans le khl de tes yeux imprgns du sommeil,
Les courbes aux jeux galants
Expliquent l odeur de la passion

* * * * * * * *

Du khl de tes yeux imprgns du sommeil,
Je faonne un nuage blanc
Qui secourra le monde

* * * * * * * *

Du khl de tes yeux, je trane la lumire
Pour que la nature s assoupisse
Et c est pourquoi je vais t appeler (endormissement)

Devant tes yeux, la nuit pluche sa noirceur
Et le khl s incline

* * * * * * * *

Ta chevelure dniant sa noirceur
Jusqu aux rves de tes ongles multicolores
Ici tout respire
Notre vin pluvieux

* * * * * * * *
Parce que tu es la fort du soleil
Je vais te nommer ma lassitude
Aujourd hui
Et demain...

* * * * * * * *

Tu es les raisins de la mer
incitant mon bonheur
Ô langue!!!

Le voyage des fentres

* * * * * * * *

Pour la chambre, un parfum qui se faufile
Pour m inspirer le silence des murs
Et je suis la porte de la nuit
Que ce monde "absent" me parvienne
Ainsi que tous les cieux de la terre
Et les pas qui se faonnent dans ma tte me perturbent
Je me plie sur moi-mme de plein ma solitude
Et je libre un parfum un rve
Illuminant tes palmiers Ô ma patrie
Et guidant les souffles de tes veuves
Pour que le fleuve s endorme
Ainsi que moi et la chambre,
Cette chambre, qui telle qu un soir, elle rcolte mon me
Et me met sous son aisselle

En vain,
Elle n a pas de lvre
Pour que j y enfouis ma douleur
Elle n a pas les yeux de mes bien-aimes
Cette chambre hurle
Et je hurle... Et tout le monde hurle dans nos fonds
Le monde est une femme s explosant dans la tte
Cette tte est trangre
Une pluie m emporte
Elle emporte les secrets du temps
Et le dsert s veille en lui
Et les dpouilles et le gmissement des chemins
En vain,
Il n a pas de patrie
Il n a qu une chambre
Et ton lit Ô mon corps!
Cette tte est une matine
O je me promne
Puis j y retourne tel que des miroirs
Des miroirs pour la guerre
Et d autres dans la chambre
Cette tte est feu embras
Et elle deviendra de la cendre prmature








À l intrieur

* * * * * * * *

Au dessous de la chemise de mon crne, grouille le monde
Il me torpille Il extnue le rve de mes oiseaux
Ah!!!
Que ce monde est beau
Sous la chemise de mon crne!!!

* * * * * * * *

Alors que je tentais d y arriver,
Je me suis rappel ma tte
J ai attendu l veil des distances de leur endormissement
Pour arranger mes doigts
Et j tais choqu d avoir oubli ma langue
Et un silence s emparant de mes mmes ides retentit
Il contempla le sable et le dflora.
Le temps est considr
Et je suis la qute d un trou qui pourrait treindre/ abriter le monde

* * * * * * * *

Quand il lui fit signe de se dresser
Il fondit en larmes
Parce qu il est un triangle!!!

* * * * * * * *

Pour quelque chose,
Le sang m abandonne
Et dans une chose,
Nous parcourons une fort qui nous habite
Et de notre garement, s clipse la bouche
Au-dessus de la chose, au dessous de cette mme chose
Nous ne savons pas
Que nous sommes que nous sommes tous
Sur un point de nous enivrer
Et cet ombre est nous
Qui demeurons rsidents dans la matrice des chimres!!!

* * * * * * * *

Je trotte




Je trotte dans uninstant,
Dans une ide, dans un moment dnud
Entre un air d une saveur blanche Je trotte
Et les gens sont submergs de leur absence.
Et c est comme a que le chemin chute de leurs yeux
Tout en portant dans ses mains la naissance de la terre
Je trotte dans le sein de l heure
Et continuellement, elle me cherche
Elle me dsire
Ma LANGUE




Mon silence est gracieux et il aime parler

* * * * * * * *

Il a fallu que je sois avec moi
Pour que seuls, tous les deux,
Nous cheminions ensemble
Alors que le ciel continue sa mditation
Cependant le ciel est absent pareil mon silence
Il s est teint dans Tigre
Et il a fallu que je sois l
Entre une ombre et une autre
Pour que nous cheminions ensemble ensemble
Sous le spectre de l Euphrate
Au-dessus de l avenue d El Mutanabbi*
Sur ta terre Ô Karbala,
Il le faut et le chemin s est arrt dans nos fonds
Et nous cheminons tous seuls dans le plomb!!
Il a fallu que je sois
Pour que les guerres eussent lieu
Il se peut que l obscurit s assoupisse
Et que je m en aille comme mon silence
Et mon silence est gracieux Et il aime parler


Note:

*El Mutanabbi: (915/ 965): l un des potes arabes les plus clbres n dans la ville de Koufa de l Irak actuel. Il se distinguait notamment par ses trs beaux pomes de cour logieux et pleins de sagesse qu il composait pour ses protecteurs. Sa posie glorifie surtout les valeurs bdouines. Il fut assassin dans le dsert de l Irak cause d un de ses pomes satiriques.

*Karbala: Ville sainte des chiites situe au sud ouest de l Irak.



La journe de dsir

* * * * * * * *

Je flotte en dehors des noms
Et leur intrieur
Il n y a pas de place pour ma tte
Je drobe le dsir
Pour que mon sang s en aille dans le rve ainsi que le jour
Et comme a je bnis ma voix
Et ce qui a endur de la terre

Je pars pareil l ambigut
Et loin de la soif,
S treignent les toiles Comme si elles taient moi!!!
Je suis la lumire s abreuvant de l espace,
Des champs et de mes trucs
Tranquillement, je m allume moi aussi
Tel qu une nigme!!!...




En dehors du Royaume de dlire

* * * * * * * *

Le soir, ils avaient jet les migrants
Sur le cur de la patrie et son me
Mon enfance tait
Seule mon enfance tait sans toit
Elle tait la seule la plus encolle la nuit
Je l avais respire pour qu elle ne s oxyde pas
Je m appuis souvent sur mon sang
Et je purifie Tigre de Satan
Le sujet: traverse le fleuve
Le complment d objet: des morts sans langue
A tout empan une cartouche
Et des fragments de frayeur

De nouveau
Les oiseaux s endorment et sur les routes
Frissonne le rve
Auprs de ma bien-aime,
J avais laiss mon visage ainsi que mon corps
Et le matin, la mme guerre avait emprisonn ses tresses
Et m avait jet par derrire les frontires
Et sans noms, les larmes sautillaient
Pour rejoindre la noirceur
La noirceur de deux Euphrates et des lamentations
Ni les papillons, ni le fleuve
N avaient adopt/ reconnu la pluie
La pluie est la parole de mon corps
Elle excelle engendrer les villes
Et elle avait difi tes traits
Ô Baghdd

Alors que j tais dans la neige
La femme de mon royaume des dsirs mergea...
Le temps tait assis
Entre ses mains, s assoupit le monde
Et s tend un panier que la faim gonfle
C est cela le dlire le plus amer
A quand va s enflammer la terre???
Pour que dorment le lait, le plomb,
Mon cur
Et les yeux qui se dsertifient!!!




Sous la robe de la voix

* * * * * * * *

Je suis venu Grenada la recherche de Federico Garcia Lorca qui, peut tre, pourrait raconter l histoire de ceux qui, de ma famille, taient tus, et je l ai trouv assassin (Mohsen El Ramli)

* * * * * * * *

Des oiseaux qui se courbent
Leurs dimensions ne s assoupissent pas
Une lune pour la guerre et
Une autre pour la paix

* * * * * * * *

Du sable alourdissant la tte de dsert
Sur la literie des palmerais
Un pays absent
Tout, en lui, est en train de migrer

* * * * * * * *

Alors qu il me conversait
Je l avais fait pntrer dans mon temps
J avais reproch un fantme,
Qui tait pass,
Son vol de mon linceul

* * * * * * * *

L air est un nombre,
Une toile toujours en plerinage
Une toile dans un corps

* * * * * * * *

Laissant son sang
Un habit o il avait disparu
Qu il est petit ce monde
Dans sa bouche cousue

* * * * * * * *

La nuit est, pour nous, une porte
L toile est un spectre bless
Dans mes yeux moi..!

* * * * * * * *

Le golf est pour elle un cho
Baghdd
Cette mystrieuse tendue



Pour toi

* * * * * * * *

J tale la lourdeur de la patrie
Pour que dorme ma patrie
Ô toi l indfini
Il n y a point d issue
J habite le vent
Il est le seul
Qui ne conoit
Ni se dnude
Il applaudit le deux Euphrates
Et s incline pour les palmiers
Il s incline pour toi
Ô l indfini
Pour toi
Et pour aucun d autre!!!





Des lvres pour le temple du Sud

* * * * * * * *

Sculptant la stature du soleil
Et le dclin des mouettes
Une fois, le pied de la guerre s est dtrior
Dans ma patrie
Tout le monde tait oblig s exiler
De peur que l autre pied
Ne se suicide
Ici, les temples s accroissent
Cependant les lettres sont pareilles
A des ddales sans aucun corps...

Les temples draguent les rues,
Les dpouilles et le vieux sige
Ils sont d un froid glacial
Et ils se multiplient grce des mains oisives
Ô fleuve Tu m cris souvent
Alors que je peints une lune
Qui dclenche les clochers de la mort
À toi les distances Et pour moi, les vents Pour moi l essoufflement,
Babylone et des grottes attendant

Ô toi le perdant
Comment l Euphrate coule-t-il
Alors que tu es emptr derrire les pomes?
Tu aides le froid s vader dans la fminit du bl
Et sans corps, tu serres la main au soir
Jusqu aux souffles des palmiers
Ô corps, les lettres pourquoi sont elles sales...???
Il y a un gamin qui rve d essuyer mon puisement
Il y a un oubli qui ronge la nostalgie de mes villes
Il y a une patrie qui gmit Mais pourquoi gmit-elle?

Et l exil est une femme... L exil est une fentre de sommeil
L exil rit L exil pleure inclin, il pleure
Voil le sommeil qui se rpand Il se dsaltre de ma pluie
Et je suis un trou Pourquoi boit-il mes souffles???
Et non inclin,
Je cours
Puis je reviens souriant
Cajolant ma mort
Et la pluie





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